Je pense que
personne ne prévoit un tel voyage en se disant qu’il va y sacrifier l’éducation
de ses enfants – ce n’est pas un compromis qui devrait être considéré. Nous
avons tous les meilleures intentions, j’en suis certaine (quoique nous avons
rencontré des parents qui choisissaient de ne pas éduquer leurs enfants), mais ce
n’est pas toujours facile.
Il y a
tellement de choix, mais tellement peu qui conviennent. Par exemple, nous avons
rencontré plusieurs familles européennes qui sacraient (littéralement) contre
le CNED. Merveilleux programme offert par l’union européenne pour l’enseignement
à la maison, mais qui demande aux parents d’envoyer tous les examens, les
devoirs, les compte-rendus par la poste. Imaginez lorsque vous passez plusieurs
mois, comme nous l’avons fait, sans cette option? Les déplacements sont régis
par le CNED.
Nous avons
décidé de créer notre propre programme. Le bilan après deux ans est plus que
concluant, mais c'est très demandant. Les filles
suivent un mixte des objectifs canadiens, américains et européens, et nous
adaptons le programme en fonction de l’endroit oú nous nous
trouvons dans le monde.
Alexe et sa prof:
Les enfants apprennent la bonne façon de traverser la rue:
L’école se
fait en anglais, mais les filles apprennent le français et l’espagnol également.
Depuis un mois maintenant, elles vont à la “vraie” école comme elles se
plaisent à me le dire à tous les jours. Elles ont des amis, elles apprennent l’espagnol (les cours se donnent tous en espagnol),
mais hier alors que nous préparions le
souper, Alexe m’a dit :
Maman, tu
penses que tu pourrais me faire faire des maths? Parce que c’est le fun l’école,
mais j’apprends rien à part l’espagnol.
Nous le
savions en les inscrivant là-bas qu’ils apprendraient seulement l’espagnol,
mais tout de même drôle…
Pensez-vous
qu’elles chialeront lorsque la “fausse” école commencera le 19 décembre à 8h
tappant?
Pour le primaire, je serais d'avis de faire comme vous. Rien de mieux qu'une immersion dans une "vraie" classe. A ces âges les enfants ont plus besoin d'apprendre la vie en société que de savoir les capitales d'Europe par cœur...
RépondreSupprimerPar contre, plus tard, le système européen et français en particulier, exige que l'enfant colle au moule si je puis m'exprimer ainsi. Si l'enfant doit ensuite réintégrer une classe normale, cela ne se fera pas sans casse.